Nos visites guidées de Séville nous emmènent dans des lieux historiques et peu fréquentés. Aujourd’hui nous vous présentons : la Fabrique de la Monnaie ou Casa de la Moneda de Séville.

La fabirque royale de la Monnaie ou Casa de la Moneda est l’un des lieux historiques les plus méconnus de Séville, bien qu’elle se trouve à quelques pas de l’Alcazar et des Archives des Indes. Apprenez à le connaître avec nous lors des visites guidées de Séville.


Pourquoi parlons-nous maintenant de la Fabrique de la Monnaie de Séville ?

Visites guidées de Séville et la Fabrique de la Monnaie
Intérieur de la citadelle

Elle est actuelle car sa façade a été récemment restaurée et le bâtiment du XVIe siècle revient dans toute sa splendeur pour nous raconter une époque de voyages transocéaniques et de métaux précieux qui sont arrivés à Séville par le fleuve Guadalquivir. Parlons un peu plus de ce processus qui commence à côté du fleuve.

La Tour de l’Or était le point d’arrivée où les navires accostaient. La tour était une tour de guet de la muraille. Celui-ci qui entourait la ville d’un périmètre d’environ 7 kilomètres continuait à travers la Tour d’Argent, là le métal, qu’il soit d’or ou d’argent, traversa le Postigo del Carbon (Porte du Charbon) et atteignit immédiatement la fabrique de la Monnaie, il n’avait donc pas à parcourir plus de 200 mètres, gagnant ainsi en sécurité et évitant les vols si fréquents dans la Séville cosmopolite du 17ème siècle.

La menthe ou fabrique de la monnaie existait déjà depuis l’époque médiévale. Il avait été fondé par Alphonse X, bien qu’à l’époque il se trouve sur le site où se trouve l’actuel Archives des Indes. Une visite guidée de Séville nous guidera à travers tous ces lieux. Puis au 16ème siècle c’est quand ils construisirent le nouveau, beaucoup plus grand et plus complexe. Plus précisément, c’était en 1585, juste au moment de l’entrée la plus métallique en Amérique. Surtout, l’argent arriverait, en plus grande quantité que l’or.

L’argent provenait principalement des mines de Zacatecas au Mexique et de Potosí (Pérou, aujourd’hui Bolivie)  

Séville n’était pas la seule usine, il y en avait d’autres en Espagne, celle de Ségovie était célèbre, aussi appelée « ingenio » (ingéniosité). Et le métal était parfois frappé directement en Amérique aussi. Mais celui de Séville fut sans doute le plus important durant l’âge d’or.

Quel genre de pièces ont été fabriquées ici ?

Participez à nos visites guidées de Séville pour découvrir les pièces de monnaie utilisées il y a 400 ans. Les monnaies changeaient et plusieurs différentes coexistaient. A l’époque des Rois Catholiques, l’Excellente d’or se distinguait. Ensuite, il est allé aux Escudos (écus) et à l’époque de Charles Quint, des ducats   ont été frappés. Le maravedi populaire était la valeur la plus basse et était en fait une unité de compte, c’est-à-dire qu’il n’avait aucune forme physique, mais il était utilisé pour compter et faire des affaires.

Visites guidées de Séville et la Fabrique de la Monnaie

Cependant, la pièce de monnaie la plus connue et la plus utilisée dans cette Espagne du XVIe siècle était le « real de a ocho » (réal de huit), qui équivalait à huit réel et était en argent. On l’appelait aussi le dollar espagnol ou le peso dur. En plus de la monarchie hispanique, il serait utilisé au Brésil et même en Chine, où le galion espagnol de Manille arrivait pour commercer avec l’Extrême-Orient. Plus tard, il a été utilisé dans les États-Unis et le Canada nouvellement fondés. Ainsi, il est devenu la première monnaie utilisée dans le monde. Le réel de huit était accepté pour sa valeur et pour sa finesse. Il était en vigueur jusqu’au 19ème siècle.


D’où vient le symbole actuel du dollar américain ?

Si vous nous rejoignez en personne lors de l’une de nos visites guidées de Séville, vous verrez plusieurs exemples disséminés dans les bâtiments historiques.

Nous allons vous le dire brièvement : il existe une théorie qui lie ce réel de huit au symbole actuel du dollar. Et c’est qu’au revers de notre pièce se trouvait le bouclier hispanique avec les colonnes d’Hercule et sa monnaie Plus ultra (au-delà) dans une bande. Une variation de ces colonnes avec la bande donnerait lieu au S barré du dollar qui nous est si familier aujourd’hui.

Comment la fabrique de la monnaie de Séville a été organisée?

Revenons à la Casa de la Moneda comme si nous étions dans nos visites guidées de Séville. Aux alentours de l’usine se trouvaient des bâtiments importants : la douane (aujourd’hui le bâtiment du Trésor) où s’effectuait le contrôle d’entrée des produits qui arrivaient par le fleuve, les chantiers navals où étaient construits les navires, l’Université fondée en 1505 par Maître Rodrigo de Santaella et dont nous avons encore la chapelle de Santa Maria de Jesus, le marché des marchands et la Maison du commerce qui organisait toutes les affaires liées au nouveau monde. Ne manquez pas les visites guidées de Séville pour vous sentir comme si vous étiez dans cette Séville du 16ème siècle.

Visites guidées de Séville et la Fabrique de la Monnaie

À l’intérieur de la Monnaie se trouvaient les forgerons, les fondeurs et les « monederos », qui s’appelaient alors les fabricants de pièces de monnaie. Plus de 200 employés y travaillaient.

 Dans l’enceinte se trouvait également la Maison du Trésorier et comprenait également la fonderie et les fours royales, ces dernières étaient des ateliers où les pièces étaient fondues puis découpées et scellées.

Comme vous pouvez le voir, toute une industrie au centre de la ville qui a financé l’activité non seulement de la ville mais de toute l’Espagne. Cet argent gagné à Séville, comme le disait l’écrivain contemporain Francisco de Quevedo, est né aux Indes, a grandi à Séville mais s’est retrouvé en Italie et dans d’autres pays européens. Avec cela, notre intellectuel s’est plaint que cet argent ne restait pas en Espagne ou ne servait pas à améliorer le pays ou la vie de ses citoyens. Au contraire, il a été dépensé en grande partie dans des guerres de religion impérialistes absurdes.

La façade de la Fabrique de la Monnaie

C’est la partie qui a été récemment restaurée. Elle a été réalisée en 1761 et son auteur était Sebastián Van der Borcht qui était également l’auteur de la fabrique de tabac voisine, aujourd’hui l’Université. La fabrique de pièces de monnaie cessa de fonctionner au 19ème siècle et le lieu connut diverses vicissitudes.

Visites guidées de Séville et la Fabrique de la Monnaie

Aujourd’hui, différents lieux se souviennent de leur passé comme le restaurant italien de la Maison du Trésorier ou le théâtre La Fundición, ou le classique bar La Moneda … témoins d’une époque révolue où Séville était la capitale du monde et l’argent était le plus expression importante du pouvoir. Et Quevedo l’a déjà dit : un puissant gentleman est Don Dinero (Monsieur Argent)


Si vous avez trouvé l’article intéressant, vous ne pouvez pas manquer nos promenades dans les visites guidées de Séville. N’oubliez pas qu’il vaut toujours mieux le vivre que le lire.

La visite guidée en français à Séville continue avec notre vélo pour nous amener aux autres endroits historiques et emblematiques de la ville. Vous avez aimé la sélection de lieux qu’on vous a présenté dans notre dernier article ? Alors, lisez la suite pour en savoir plus. Des endroits historiques également attirants à nos visites à vélo de Séville en français.  On visite aujourd’hui le coté nord de la ville.

Le monastère de la Cartuja (la Chartreuse)

C’est l’un des bâtiments les plus chargés d’histoire de Séville.

Il a été fondée en l’an 1300, au début du XIVe siècle par Don Gonzalo de Mena, archevêque de la ville, aujourd’hui enterré dans la Cathédrale de Séville. Ce serait un monastère de Chartreux, des moins d’origine française, très stricts avec un vœu particulier de silence. On les reconnaissait à leur habit blanc.

Les Chartreux, voués à l’étude et à la culture de leurs jardins potagers, créèrent une importante bibliothèque dans le monastère, consultée par Christophe Colomb lui-même, qui vécut avec eux avant de partir en expédition à la recherche des Indes. Une statue dans les jardins rappelle le découvreur, qui a été en plus enterré ici quelques années au XVI siècle.

Visite guidée en français à Séville. Une matinée à vélo II
Panneau de céramique au monastère

Le monastère qui était un panthéon de la noblesse sévillane au Moyen Âge et à la Renaissance a fermé ses portes au XIXe siècle, mais le bâtiment a été recyclé en usine de céramique grâce à la vision commerciale de l’anglais Charles Pickman. Elle  prendrait alors le nom de céramique La Cartuja (la Chartreuse), encore présente aujourd’hui dans la vaisselle de nombreuses familles sévillanes.

Et nous arrivons à 1992, une année mythique pour tous les Sévillans. C’est alors que la zone isolée et abandonnée est devenue le théâtre du plus grand événement que Séville ait eu ces dernières années : l’Exposition universelle. Pendant le spectacle, le monastère était le siège du Pavillon Royal.

Actuellement c’est le siège du CAAC, le Centre andalou d’art contemporain. Ce qui crée un mélange intéressant d’éléments d’art moderne avec l’héritage du monastère médiéval et les figures des cheminées-fours où ils ont fait la poterie de Carlos Pickman.

Lors de notre visite guidée en français à Séville à vélo, nous pouvons pédaler librement dans ses jardins parmi des œuvres d’art contemporaines, des panneaux de céramique , d’anciens fours à céramique et des arbres centenaires.


Le Metropol Parasol ou Las Setas de Séville

Las Setas (« les champignons ») est le nom que tous les Sévillans utilisent pour l’une des constructions les plus controversées de ces dernières années, l’espace Metropol Parasol.

Sur la place de la Encarnación, il y avait pendant de nombreuses années un terrain clôturé sur lequel il était difficile de construire car ils avaient trouvé des vestiges archéologiques.

Visite guidée en français à Séville. Une matinée à vélo II

Enfin, en 2005, le projet de l’architect allemand Jurgen Meyer a remporté un concours d’idées et nous avons aujourd’hui les « champignons », un bâtiment impressionnant qui a sauvé les vestiges romains du sous-sol et que l’on peut visiter sous le nom d’Antiquarium.

Le Metropol Parasol est une structure en bois, en fait c’est la plus grande structure en bois au monde. C’est un grand réticule en forme de parasol, son auteur s’est inspiré des ficus voisins de la place San Pedro. Il est blanc et le bois d’hêtre de Finlande a été utilisé pour sa réalisation. Il mesure 26 mètres de haut et le plus intéressant est sans aucun doute le point de vue d’où l’on a une vue à 360 degrés sur Séville.

Lors de notre visite guidée en français de Séville à vélo, nous nous contenterons de le voir depuis la base, mais il impressionne par sa taille et sa modernité dans un environnement tel que le centre historique de Séville.

En 2013, il a été finaliste du concours d’architecture contemporaine Mies van der Rohe.

Une certaine Séville traditionnelle n’aime pas du tout la construction, mais l’auteur de l’article l’a toujours défendue pour son originalité et son intégration dans l’environnement.


Les remparts du quartier de la Macarena

Les Almohades, une dynastie musulmane qui a régné sur Séville au 12-13ème siècle, étaient les constructeurs des murs de la ville. Ces remparts avaient environ 7 km de périmètre et avaient une fonction défensive, même si les chrétiens ont réussi à conquérir Séville en 1248 sous les ordres de Ferdinand III de Castille.

Visite guidée en français à Séville. Une matinée à vélo II

Le mur a été conservé plutôt comme un contrôle dans l’accès de la ville et la prévention contre les maladies et les inondations. Au fil du temps, 13 portes monumentales ont été construites au XVIe siècle. Cependant, il a été pratiquement tout démoli à la fin du 19ème siècle.

À une époque d’expansion urbaine, 1868 est l’année de la disparition des murs de Séville et de ses portes, il ne reste que des dessins et quelques photographies de voyageurs français ou anglais qui ont visité la ville ces années-là.

Il ne restait qu’une des grandes portes ainsi que quelque 300 m de muraille almohade, c’était dans le quartier de la Macarena, l’un des plus éloignés du centre, où aucun agrandissement n’avait été prévu. L’oubli favorise parfois la conservation. Et ainsi, ces doubles murs vieux de 800 ans qui donnent au quartier un caractère particulier se perpétuent encore aujourd’hui.

En traversant l’ancienne porte de la Macarena, l’entrée nord de Séville se trouve la Basilique de la Macarena, un centre de dévotion populaire toute l’année et surtout lors de son grand jour la nuit de « l’aube » à Pâques lorsque la Vierge Esperanza Macarena traverse l’ancienne muraille almohade pour s’adresser à la cathédrale.


Le contenu de notre visite guidée de Séville à vélo vous intéresse ? Nous vous donnons quelques informations supplémentaires sur sa réalisation.

Pourquoi le vélo ?

Séville possède une piste cyclable en expansion depuis plus de 10 ans. Actuellement, il y a plus de 100 km dans toute la ville. Cela le rend super sûr en n’ayant pas à circuler dans la circulation. De plus, Séville est totalement plate, elle est située, ne l’oublions pas, dans la vallée du Guadalquivir, et cela rend le déplacement dans cet environnement très confortable. Cependant, pour ceux qui le préfèrent, nous avons aussi l’option d’un vélo électrique !

Comment se déroule le tour à vélo de Séville ?

On se donne le RDV dans un endroit au centre-ville (d’habitude la tour de la Cathédrale) pour aller ensemble à pied à chercher les vélos au magasin. Vélos solides et confortables à choisir. On démarre!

Votre guide de Séville vous accompagne à tout moment, c’est en plus une visite de Séville en français. Moi et mes collègues maîtrisons très bien la langue française très bien.

Nous ferons de petits arrêts pour commenter les points forts que nous trouvons sur le chemin.  A part de tous les endroits commentés, la Torre del Oro, la Plaza de España, le parc Maria Luisa ou la Plaza de Toros seront quelques-uns de nos points de repère.

On vous propose une visite privée de Séville, donc, nous irons à votre rythme et nous pourrons nous arrêter pour acheter une boisson fraîche ou une bouteille d’eau lorsque vous le jugerez nécessaire.

Ce n’est pas une course, c’est une balade détendue et informative.

On vous attend.. prêts à pédaler !

Une visite guidée de Séville à vélo nous permet de decouvrir plein d’endroits historiques. Dans l’article suivant, je vais vous parler de 6 lieux et/ou monuments que nous pouvons voir lors de nos visites guidées privées de Séville à vélo.  

Les principaux monuments de Séville sont regroupés autour de la Plaza del Triunfo. Ce sont les Reales Alcázares, la Cathédrale et la Giralda et les archives des Indes.

Cependant, Séville est bien plus. Pour se déplacer en une seule matinée, quoi de mieux qu’un moyen de transport écologique, confortable et sûr comme le vélo, qu’il soit conventionnel ou électrique, le vélo nous amène facilement à découvrir d’autres merveilles de Séville.

C’est ma sélection de lieux chargés d’histoire et de charme que je vous présente en deux articles.

L’ancienne Fabrique de Tabac

Visite guidée de Séville à vélo. Une matinée à travers Séville I.

Le tabac est arrivé d’Amérique par le port de Séville au XVIe siècle. Il y avait une première usine où les cigares étaient produits dans l’actuelle Plaza de San Pedro. La popularité du tabac dans toute l’Europe et sa demande croissante ont conduit à la construction d’un autre bâtiment plus grand au XVIIIe siècle à la périphérie de la ville, près de la Puerta de Jerez. Son principal architecte était l’ingénieur Sebastian Van der Borcht qui l’a construit en 1750 comme une citadelle quasi-militaire avec ses fossés protecteurs et ses guérites pour les soldats aux angles. Le produit était de premier ordre et devait être protégé contre le vol et la contrebande.

C’était la première usine de tabac établie en Europe et l’une des plus grandes. Comme mesures 185 x 147 mètres. En Espagne, il n’est dépassé que par le Monastère de l’Escorial. De plus, c’était un monopole de la Couronne espagnole, donc son nom était Royale fabrique de tabacs. Sa façade monumentale s’explique par l’intérêt d’exalter la monarchie espagnole.

Le travail de rouler les feuilles dans les cigares était principalement effectué par des femmes aux doigts plus fins et moins payés que leurs collègues masculins. Cela conférait néanmoins à un groupe de femmes, presque toutes d’origine modeste et surtout de nombreux gitans du quartier de Triana, une certaine indépendance économique qui était rare à l’époque. Elles étaient les « cigarreras »

Le Français Prosper Merimée, un visiteur à Séville au 19ème siècle, s’est basé sur l’un de ces étuis à cigarettes pour créer le personnage de Carmen, immortalisé par la musique du français Georges Bizet dans l’un des opéras les plus célèbres de tous les temps et dont l’action se déroule donc à Séville.

Depuis les années 1950, il est le siège de l’Université de Séville.

C’est l’un des endroits que nous ne pouvons pas manquer lors de nos visites guidées de Séville, en raison de l’importance historique du bâtiment et de son caractère littéraire et musical.

Le pavillon de l’Argentine de l’Exposition de 1929

Il est situé sur le Paseo de las Delicias, à côté du parc Maria Luisa. Il se distingue par sa façade monumentale et ses couleurs gaies blanches et ocres. Mais c’est quoi ce monument ? Quand a-t-il été construit ?

Visite guidée de Séville à vélo. Une matinée à travers Séville I.
Pavillon d’Argentine de l’exposition iberoamericaine de 1929

C’est un excellent exemple de l’architecture qui a été réalisée pour l’Exposition de 1929. Plus précisément, c’était le pavillon de l’Argentine, l’un des pays les plus importants d’Amérique du Sud et donc avec un pavillon à sa hauteur. Il est entouré d’autres anciens pavillons de la même exposition sur 29′ comme celui du Guatemala ou de la Colombie, que nous verrons également lors de notre tour.

Ce pavillon représentant l’Argentine a été réalisé par l’architecte Martin Noel et mélange le style baroque espagnol d’influence coloniale avec des éléments indigènes.

De 1949 à 1991, c’était un lycée et actuellement c’est le siège du conservatoire professionnel de danse.

Comme vous pouvez le constater avec les visites guidées en français de Séville on connait aussi l’histoire de Séville plus récente mais également intéressante comme celle de l’exposition de 1929.

Le pont de Triana

Visite guidée de Séville à vélo. Une matinée à travers Séville I.

Notre visite guidée de Séville à vélo travers le célébre Pont de Triana. Il mesure 149 m de long et est l’un des emblèmes de Séville. Un pont de fer sur le fleuve Guadalquivir qui existe depuis 1852 et qui relie les deux rives. Il s’appelle en fait Pont d’ Isabel II, reine sous le mandat de laquelle il a été construit, mais tout le monde le connaît sous le nom du quartier populaire où il nous emmène.

Il a remplacé un pont de barques centenaire qui consistait en une série de barques alignés et ancrés au fond de la rivière. Ce système était très instable avec des inondations fréquentes et finalement il a été décidé d’en construire un nouveau et fixe, bien qu’il ne serit pas jusqu’au 19ème siècle.

Il aurait le même design que le pont du Carrousel à Paris sur la Seine, cependant, celui de la capitale française a disparu au fil des ans.

C’est une idée répandue que le pont a été conçu par Gustave Eiffel mais ce n’est pas une information correcte, cela fait partie du temps et du style, mais il a en fait été conçu par l’ingénieur français Polonceau.

Sa lumière au coucher du soleil est impressionnante du côté de Triana, mais le traverser à vélo le matin lors d’une de nos visites guidées de Séville est un vrai délice.  

Plus de detailles dans notre section de visites https://www.toursevilla.com/fr/visites/

D’autres lieux à découvrir lors de nos visites à vélo de Séville très bientôt !

Dans nos visites guidées de Séville nous savons que ce sont 3 les incontournables de la ville, des monuments patrimoine de l’humanité comme l’Alcazar ou la Cathédrale et des lieux mythiques comme le Quartier Santa Cruz. Des informations sur eux, leur construction et leur histoire se trouvent dans une multitude de pages Web, d’articles et de livres.

Mais aujourd’hui, je veux vous guider à travers des secrets et des histoires les moins connus de ces endroits. Tous les touristes les visitent mais peu captent leur essence et connaissent leurs anecdotes. Je vous invite a regardez ce petite présentation sur le quartier Santa Cruz et puis lisez l’article qui révele quelques sécrets de l’Histoire de Séville.

Marta au quartier Santa Cruz

Le quartier Santa Cruz et la belle Susona dans nos visites guidées de Séville

Pendent nos visites guidées de Séville on decouvre une rue semi-cachée du quartier de Santa Cruz nous raconte une terrible histoire survenue à la fin du XVe siècle, peu avant l’expulsion des Juifs espagnols.

Le quartier était en fait le quartier juif médiéval, même s’il aurait une apparence très différente de celle d’aujourd’hui. Nous savons qu’un juif influent nommé Diego ben Suson vivait dans une certaine rue, sa fille était surnommée Susona et elle était célèbre pour sa beauté. Susona avait un amoureux chrétien, une relation interdite à cette époque. Une nuit, Susona a entendu un complot que son père et d’autres Juifs organisaient contre le gouvernement de la ville. Susona a tout raconté à son petit ami chrétien et, par conséquent, son père a été emprisonné puis exécuté.

Visites guidées de Séville. Alcazar, Cathédrale et Quartier Santa Cruz et leurs histoires sécretes

Susona regrettait son acte perfide contre sa communauté, mais il était trop tard, rien ne pouvait être fait. Les juifs l’ont méprisé et les chrétiens ne l’ont jamais accepté. Elle a donc résolut d’entrer dans un couvent et dit qu’à sa mort, sa tête devait être coupée et exposée sur le linteau de sa maison.

Au fil du temps, la tête s’est transformée en crâne et tous les passants se sont souvenus de l’histoire tragique de Susona, l’une des dernières juives de Séville. Aujourd’hui la rue s’appelle Susona et la maison n’est plus là, mais on peut voir sur un mur une plaque avec un petit crâne et au bout de la rue encore marqué son ancien nom: Calle de la Muerte, la rue de la Mort.


L’Alcazar et les noces du siècle dans nos visites guidées de Séville

L’Alcazar a été toujours le palais royal de Séville. Il a été construit comme une forteresse au XI siècle (le nom d’Alcazar signifie enceinte fortifiée) pour les musulmans mais les rois l’ont immédiatement habité, d’abord à l’époque islamique et à partir de 1248 par les chrétiens. Les rois successifs élargissaient leurs salles. On visitera tout ça pendent nos visites guidées de Séville.

Mais attention on voyage à 1526, il y a 500 ans, c’était le théâtre du mariage du siècle. Et ses protagonistes n’étaient pas n’importe quel prince ou princesse. C’étaient le puissant empereur Habsburg Charles Ier  d’Espagne (et Charles V d’Allemagne) et Isabelle, une belle princesse portugaise, à peu près toute l’Europe le prétendait, bien que l’empereur ne l’ait vue que dans un portrait.

Visites guidées de Séville. Alcazar, Cathédrale et Quartier Santa Cruz et leurs histoires sécretes
Charles V paint par Titien

Le jeune Carlos (Charles) avait 26 ans et avait hérité d’un fabuleux empire de ses parents. De sa mère Juana, surnommée La Loca (dont nous parlerons dans un autre moment), il hérita de Castille et Aragon, la monarchie hispanique naissante.

De son grand-père Fernando les territoires italiens dont la Sicile, la Sardaigne et Naples. Mais son héritage paternel était tout aussi impressionnant. Des Habsbourg, il hérita de l’Allemagne, les Pays-Bas, l’Autriche, des territoires frontaliers avec la France … en fait avec son voisin le roi de France François I ne s’entendait pas très bien. Avec la puissante Angleterre, il eut des relations familiales, bien que pour une courte période. Et il y avait … le Portugal.

On pensait que la meilleure candidate pour épouser Carlos serait la princesse Isabel. Et donc à l’avenir, peut-être les deux couronnes ibériques pourraient-elles être unies. Il y avait une pierre d’achoppement importante et c’est que Carlos et Isabel étaient cousins ​. Problème qui a été résolu avec une dispense de Rome.

Le couple ne se connaissait pas personnellement, c’était un mariage de raison, mais voici la légende romantique de la ville de Séville.

Parce que c’était à Séville où le mariage devait avoir lieu et où la réunion aurait lieu. On dit que le roi, lorsqu’il rencontra sa future épouse, était captivé par sa beauté. Jeune, cultivé, éduqué et beau. Et elle, pour sa part, a été agréablement impressionnée par la personnalité et le magnétisme du jeune empereur, qui n’était pas mal non plus physiquement, si l’on excepte cette mâchoire saillante si typique des Habsbourg, qu’ils essayaient de cacher avec la barbe.

Un mariage somptueux qui a impliqué des rénovations majeures dans les jardins du palais. Ce que nous voyons aujourd’hui est en grande partie le produit de cet événement.

Et des années plus tard, Felipe II a voulu rendre hommage à ses parents en recouvrant de beaux carreaux la soi-disant salle des fêtes où les fiançailles avaient été célébrées.

Le céramiste Cristobal de Augusta était chargé de décorer la salle spacieuse avec des personnages mythologiques et des êtres fantastiques. Mais il a également immortalisé Carlos et Isabel, qui en 1526 avaient été les protagonistes du mariage du siècle.


La Cathédrale de Séville et le vol du plus grand tableau jamais peint par Murillo dans nos visites guidées de Séville

La Cathédrale de Séville dépasse toutes les descriptions pour sa taille. Mais sa richesse artistique n’est pas en reste. L’une des chapelles conserve un grand tableau de grande valeur mais aussi avec une histoire curieuse et aventureuse. L’endroit est la chapelle du baptême et le tableau a été peint par le grand Bartolomé Esteban Murillo en 1656. Une des nos visites guidées de Séville va nous faire découvrir cette histoire.

Visites guidées de Séville. Alcazar, Cathédrale et Quartier Santa Cruz et leurs histoires sécretes
La vision de San Antonio. Murillo, 1656

Le tableau représente l’un des saints les plus populaires, Saint Antoine de Padoue, le saint franciscain d’origine portugaise, compagnon de Saint François au 13ème siècle, cependant très vénéré en Italie où il a pris son nom définitif de la ville italienne où il a vécu et est mort, Padoue.

L’un des épisodes miraculeux de Saint Antoine a eu lieu à l’intérieur d’une pièce, c’est alors qu’il a eu la vision de l’Enfant Jésus entouré d’anges. C’est ce moment que Murillo représente pour sa grande peinture de la chapelle baptismale.

L’épisode suivant, qui est celui qui nous intéresse le plus aujourd’hui, s’est produit en 1874. Le tableau était lá depuis des siècles et était temoin des baptêmes des bébés de l’aristocratie sévillane lorsqu’un voleur d’œuvres d’art l’a remarqué et a tenté de le voler une nuit. En fait, il réussit, ou du moins en partie, puisqu’avec un couteau il coupa la toile et prit ce qui correspondait à la figure de saint Antoine, ce qui était le plus accessible. Le lendemain matin, à leur grande horreur, les chanoines de la Cathédrale virent qu’un grand morceau du tableau manquait.

Le tableau volé a quitté l’Espagne, a traversé l’Atlantique et s’est retrouvé à New York, où un an plus tard, il a été identifié dans un magasin d’antiquités. Heureusement, il a été récupéré et retourné à son emplacement d’origine où il a été restauré avec beaucoup de soin.

Aujourd’hui, plus de cent ans plus tard, une ligne horizontale plus sombre peut être vue sur la tête du saint qui rappelle l’épisode du vol et la restauration ultérieure. Lors de nos visites guidées de Seville, regardez bien!


Si vous voulez connaitre en profondeur cettes histoires et d’autres n’hesitez pas à nous envoyer un message https://www.toursevilla.com/fr/contact/

Une introduction génerale à la vie et oeuvre de Murillo https://fr.wikipedia.org/wiki/Bartolom%C3%A9_Esteban_Murillo

PROMENADES PAR LA SÉVILLE LA PLUS INSOLITE : LE CIMETIÈRE DE SAN FERNANDO: TOREROS,
FLAMENCOS ET ARTISTES

Plusieurs cimetières du monde sont célèbres pour les personnalités qu’ils accueillent ou pour leur valeur artistique. Parmi eux se trouve le cimetière du Père Lachaise à Paris où se trouve la tombe de Victor Hugo, le cimetière juif de Prague ou le cimetière d’Arlington à Washington Le Cimetière de San Fernando à Séville dans le quartier de San Jeronimo au nord de la ville abrite d’authentiques œuvres d’art et le depouilles des sévillans le plus illustre des XIXe et XXe siècles. Nous marcherons à travers des tombes de célèbres toreros, chanteurs, sculpteurs et peintres qui ont laissé leur marque dans notre ville.

Entrez par la porte principale ou se trouve un beau panneau de ceramique de la Virgen de la Soledad, qui rappelle la première procession qui est arrivée à ce quartier loin du centre de Séville. L’avenue centrale flanquée de cyprès s’appelle Avenida de la Fe.

Sur la gauche, nous trouvons immédiatement le dit le coin des Toreadors.

LE RINCON DE LOS TOREROS

EL CEMENTERIO DE SAN FERNANDO: TOREROS, FLAMENCOS Y ARTISTAS.

Son chef-d’œuvre est sans aucun doute le mausolée du torero Joselito el Gallo.

L’auteur de ce groupe sculptural était Mariano Benlliure, sculpteur valencien, qui l’a fait en 1922, deux ans après la mort tragique du torero. Joselito, matador sévillan, avait été, avec son ami et rival Juan Belmonte, l’étoile de la tauromachie au début du XXe siècle. Il a eu la malchance de mourir tué par un taureau sur la place Talavera de la Reina en 1920.

Son cortège funèbre à travers les rues de Séville était célèbre et multitudinaire. Cette procession posthume est celle qui représente son sépulcre, un groupe sculptural en bronze où plusieurs personnages portent le corps du torero avec son visage dramatiquement sculpté en ivoire.

Parmi eux il est son frère, aussi toréador Rafael el Gallo, le célèbre Ignacio Sánchez Mejías, protagoniste d’un poème mythique du Garcia Lorca, le propriétaire d’une ferme d’elevage de taureux Eduardo Miura et une fille gitane qui porte devant une statue de Notre Dame de la Esperanza Macarena.

La célèbre Vierge de la Macarena, quand la mort de Joselito, vêtue de deuil, rendit un hommage exceptionnel à sa mort. La sculpture porte toujours les émeraudes que le torero lui a donné, appelées ».

En plus de l’impressionnant ensemble de Benlliure, la modeste tombe du torero Espartero peut également être trouvée dans cette zone. Espartero fut célèbre au XIXe siècle, il mourut également sur la place en 1894 avec seulement 30 ans. La colonne brisée de sa tombe fait référence à sa vie tronquée. Sur sa tombe est gravée sur une tige de marbre « Il est mort pour l’art le 27 mai 1894 »
En 1984, presque cent ans plus tard, un autre torero mythique : Paquirri est également mort dans une arène. Sa sculpture de bronze en attitude de défi est l’une des plus impressionnantes
du cimetière.

Rival et ami de Joselito au début du 20ème siècle était le torero Juan Belmonte, le « Pasmo de Triana » (l’etonnement de Triana). Son art a révolutionné la tauromachie. Il est mort dans les années 60 de mort naturelle et dans sa tombe moderne de style cubiste et de couleur noire, il n’y a aucune référence à sa profession.

Il était aussi un intellectuel autodidacte et ami d’écrivains et d’artistes célèbres tels que Valle Inclan, Ernest Hemingway ou Ignacio Zuloaga. Non loin se trouve le sépulcre de Manuel Gonzalez, un autre célèbre torero dont la tombe est ornée avec les symboles de la tauromachie : cape, épée et manoletinas (pantoufles). Il y a aussi la partition musicale d’un pasodoble à celui dédié.

En plus des toreros dans ce coin on trouve d’autres monuments importants tels que celui dédié à la tonadillera (chanteuse de flamenco) Juana Reina ou Antonio El Bailarin. Il y a des toreros et il y a des artistes de flamenco, comme la figure d’un guitariste, le sévillan Niño Ricardo, bien que son vrai nom était Jesus Cerrapi. Il s’agit d’une belle tombe avec un ange et une guitare, le regard de l’ange et le mât de la guitare sont dirigés vers le ciel.

En suivant l’Avenue de la Foi, nous voyons à gauche une tombe avec une magnifique sculpture d’un Christ couché. C’est la tombe de Juan Vazquez, propietaire d’un elevage de taureaux sévillan. Le Christ, fait par le sculpteur Delgado Brackembury, a été réalisé avec beaucoup de réalisme en 1930.

LE CHRIST DES MIELS

EL CEMENTERIO DE SAN FERNANDO: TOREROS, FLAMENCOS Y ARTISTAS.

L’une des tombes les plus controversées et en même temps les plus représentatives de cet endroit est celle du sculpteur Antonio Susillo.

Il était un célèbre artiste sévillan à la fin du 19ème siècle et il se trouvait sous le patronage des ducs de Montpensier. Pour son palais il a fait la série de 12 sculptures Séville illustres qui ornent la façade latérale du palais de San Telmo. Aussi la sculpture de D. Miguel Mañara à l’entrée de l’Hôpital de Santa Caridad.

Sa vie cependant a subi des hauts et des bas et à cause d’une grave dépression il a commis suicide en 1896. Bien que la religion catholique ne permet pas l’enterrement du suicide dans un lieu saint on a été faite une exception avec Antonio Susillo grâce à sa popularité et aujourd’hui sa tombe est dans le centre du le cimetière sous une sculpture monumentale fait par lui-même qui reçoit le nom du Christ des Miels.

Ce nom curieux est motivé par une légende. Un été chaud on a vu comme le miel est sorti de la bouche de cette sculpture. Considéré comme un miracle en principe, le Christ reçut ce nom de Christ des Miels. Peu de temps après, il a été constaté que la sculpture était creux dans la zone de la gorge pour en alléger le poids. Par la bouche ouverte, les abeilles avaient fait un nid qui s’est fondé avec la chaleur, faisant sortir le miel de la bouche du Christ. Mais la sculpture est restée avec ce beau nom. Elle est sur un monticule représentant le Golgotha au centre du cimetière.

LE SCULPTEUR ANIBAL GONZALEZ ET LE CHRIST DU « CACHORRO »

EL CEMENTERIO DE SAN FERNANDO: TOREROS, FLAMENCOS Y ARTISTAS.

Un peu au-delà du Christ des Miels est le panthéon familial d’Anibal Gonzalez. Ce sculpteur nous a laissé son chef-d’œuvre dans le pavillon espagnol de l’exposition ibéro-américaine de 1929, la splendide Plaza de España.

Projetée par lui-même pour l’enterrement de sa famille il est un panthéon carré fait en brique de style néomudéjar. L’intérieur conserve une copie du Crist du Cachorro, fait par un de ses disciples en 1919.

Pendant un certain temps, il a été dit que la sculpture était l’originale du célèbre Christ sévillan, sculpté par Antonio Ruiz Gijón au XVIIe siècle. Ensuite, cela a été refusé et le Cachorro est toujours dans sa chapelle de l’Expiracion au quartier Triana.

Avant de quitter le cimetière, il vaut la peine de s’arrêter sur la tombe d’un peintre sévillan: José Villegas. Un peintre célèbre au XIXe siècle, sa tombe en 1926 a été inspirée par l’une de ses œuvres: le triomphe de la Dogaresa ou Dimanche de Ramos à Venise. Villegas en plein mouvement romantique, mis en Venise cette image avec la femme du Doge (la dogaresa) en tant que protagoniste.

Cette peinture est aujourd’hui dans un musée américain. Sur la tombe on peut voir une statue d’une femme couverte d’un large voile et faite de bronze. Au-dessus de la tombe une palette de eintre, symbole de la profession de Villegas. Ce sont quelques-uns des tombeaux les plus célèbres et pittoresques de ce cimetière ou vous pouvez découvrir la Séville la plus insolite ainsi que ses personnalités les plus fameux des derniers 200 ans.

Cette église est surtout célèbre pour avoir accueilli deux confréries de la Semaine Sante: la confrérie du Christ l’amour et celle Jésus de Passion.

Les deux ont des sculptures de grande valeur faites par les prestigieux sculpteurs baroques Juan de Mesa et Juan Martinez Montanes.

L’église est située sur la place du même nom. El Salvador est une église baroque du début du XVIIIe siècle et elle a été entièrement restauré il y a quelques années. Elle nous offre l’un des patrimoines les plus riches artistique de Séville.

Jusqu’au 15 Septembre nous avons l’occasion de visiter le soir, les terrasses et aussi la crypte. Cettes visites guidées sous le nom « Empreinte Sacrée », sont détenus dans des groupes de 10 personnes.

Pour reserver : http://reservas.cubiertasdelacatedral.com/calendario-salvador